Même s'il y a moins de clients, les habitués sont au rendez-vous. Dans le marché historique de Barbès, les badauds étaient nombreux à acheter fruits, légumes et viande, et ce malgré les mesures de confinement appliquées depuis le 17 mars à midi. Mercredi 18, les policiers filtraient les entrées et patrouillaient dans les allées pour vérifier que chacun disposait de son attestation de déplacement dérogatoire. Malgré leur présence et les maigres indications laissées par les commerçants, certains passants ne respectaient pas la distance de sécurité d'un mètre requise pour éviter la transmission du coronavirus, comme on le voit sur cette photo publiée sur un compte parodique qui commente "la pandémie vous remercie"...
Nous remercions avec les membres du #gouvernement, les citoyens présents sur le marché de #Barbes pour la Diffusion massive du #COVID19france dans toutes vos familles. https://t.co/aEx3XzvXJa
— Agnès Buzyn (@Agnes_buzin) March 18, 2020
Un mètre de distance, mesure difficile à appliquer sur le marché de Barbès.
Pourtant à risque de forte affluence, ces marchés n'ont pas encore été interdits par la mairie de Paris, ce que regrettent les policiers locaux. Selon eux, la promiscuité serait trop forte dans ces lieux et exposeraient les agents à un plus haut risque de contagion. Certains patrouillaient mercredi avec un masque sur le visage.
Lors d'une intervention sur LCI, le ministre de la santé Olivier Véran avait laissé entendre que ces commerces nomades ne pourraient bientôt plus continuer leur activités. Les marchés "où l'on voit des foules, les marchés qui ont beaucoup d'étals, les marchés où il y a autre chose que de l'alimentaire sont voués à fermer" avait-il déclaré. Pourtant, les mesures de confinement autorisent encore les étals de denrée alimentaire à rester ouverts.
"Une partie de ces gens ne vont pas aux supermarchés parce que c'est trop cher"
Le marché de Barbès est néanmoins indispensable pour les populations du nord de Paris. "Dans les quartiers populaires, les gens ne sont pas partis. Et une partie de ces gens ne vont pas aux supermarchés parce que c'est trop cher", a précisé un responsable de la mairie. Au-delà des mesures anxiogènes liées à l'épidémie, certains déambulaient avec plaisir dans les allées du marché mercredi. "Ça fait dix ans que je viens, on se fait toujours bousculer, voler ses affaires. Aujourd'hui on est tranquille, pas de queue" a déclaré un passant derrière son masque. Pour une autre habituée, il était hors de question de laisser tomber les produits frais : "On ne va quand même pas manger que des pâtes", s'est-elle exclamée.
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