Après Nicolas Bedos qui avait adressé une lettre touchante à son défunt père, c'est au tour de l'écrivaine et scénariste Victoria Bedos de faire ses adieux par écrit. Une semaine après la mort de Guy Bedos, la benjamine de ses enfants ne parvient pas encore à concevoir la vie sans son humoriste de père. "Mon père préféré, à l'heure où je t'écris, je suis allongée dans ton lit, je porte ton eau de Cologne Roger Gallet et j'ai mis un de tes pulls en cachemire, le rose poudré, à col V, qui t'allait si bien. Dehors, il fait chaud, c'est presque l'été, mais j'ai froid, si froid de toi. Aussi froid que toi quand je suis venue te voir au funérarium, hier après-midi, et que j'ai posé un baiser sur ton front. Il était glacé, ça m'a affolée car, à part ça, tu avais l'air d'être là, tellement là, j'ai même failli te demander un mouchoir pour éviter de renifler trop bruyamment à tes côtés", déclare-t-elle d'abord dans la missive publiée par Paris Match, juste avant les obsèques de Guy Bedos, le 4 juin en l'église Saint-Germain-des-Près.
Victoria Bedos : "Je t'en veux de ne plus être là"
Pour la petite sœur de Nicolas Bedos, âgée de 37 ans, la vie s'est assombrie et le silence est devenu lourd : "Tu avais toujours un mouchoir dans ta poche, prêt à être dégainé en cas de chagrin. Mais, cette fois, tu ne me l'as pas tendu. Je t'en ai voulu. Je t'en veux, papa, de ne plus être là. Et je pleure en écrivant cette phrase et tu ne me tends toujours pas de mouchoir".
"Tu as fait une grève de la faim pour mourir dignement"
L'âme en peine, Victoria Bedos, maman d'une petite Zelda âgée de huit mois, a raconté les derniers instants de son père qui a souhaité mourir dignement : "Tu es parti jeudi à 16h30. Il fallait que tu partes, tu as voulu partir, en homme révolté que tu es, tu as fait une grève de la faim pour que ça s'arrête. Que cette confusion mentale cesse, que ce brouillard dans ta tête disparaisse. Et maman (Joëlle Bercot, ndlr), Nicolas et moi, on a compris, on a accepté, on n'a pas lutté contre ta dignité".
Et d'ajouter : "Même à bout de forces, tu as réussi à m'envoyer un baiser. Ça a dû te demander un tel effort mais tu me l'as offert, ce baiser, un baiser de papa qui veut s'assurer que sa petite fille sait qu'il l'aime. Ça y est, je repleure. Elle est pénible à écrire cette lettre ! Elle est pénible à vivre cette vie sans toi". Des mots qui résonnent...
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